26.08.2008
Centres de rétention: les associations injustement mises en cause
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A qui la responsabilité ? A la préfecture de police ? Mais celle-ci a-t-elle les moyens de gérer humainement un centre de 280 personnes ? Evidemment non.
Pourquoi en est-on arrivé à cette situation explosive ? Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, alerté par la Cimade, avait bien compris que le nombre de personnes retenues dans un même centre de rétention et sur un même site a un impact majeur sur le climat qui y règne.
C'est la raison pour laquelle il avait placé la limite par un décret du mois de mai 2005 à 145 personnes maximum par centre. Qui a pris la décision de doubler ce chiffre à Vincennes, détournant ainsi l'esprit de la loi ? Pourquoi ne pas avoir construit des centres à dimension humaine semblables à ceux de Bobigny ou de Plaisir ? Il ne faut jamais oublier qu'un retenu n'est pas un délinquant. Il n'est pas un prisonnier. Il doit être traité avec dignité et humanisme.
La solution n'est pas d'interdire une manifestation au pays des droits de l'homme au moment où nous exprimons à la Chine des réticences en la matière. Avant de jeter l'opprobre sur les associations, que les responsables politiques assument leurs responsabilités et prennent conscience de la poutre qui aveugle leur jugement.
Etienne Pinte, député UMP des Yvelines
16:34 Publié dans Dans la presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Je me permets juste un commentaire que vous accepterez sans doute : vous dîtes qu'"il ne faut jamais oublier qu'un retenu n'est pas un délinquant. Il n'est pas un prisonnier. Il doit être traité avec dignité et humanisme."
Il me semble que toute personne doit être traitée avec dignité et humanisme, y compris les détenus. Votre phrase laisse entendre le contraire mais je suis sûre que telle n'était pas son intention.
Cortdialement,
Audrey Pascaud
Ecrit par : Pascaud | 26.08.2008
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